Mission
Le Réseau des médias alternatifs du Québec (RMA) veut devenir le lieu où l'alternative médiatique se rassemble. Le réseau est créé dans une visée claire de changement social qui s'effectue, entre autres, par la diversification des modes de fonctionnement et de la production de contenu dans les médias. Le réseau entend démontrer par sa structure et sa composition plurielle, une implication active dans les luttes pour une société juste, solidaire, égalitaire, participative et diversifiée.
Historique
Plusieurs tentatives de regroupement de médias communautaires, indépendants, alternatifs et autonomes ont été tentées par le passé. Des réseaux sectoriaux ont pris forme. L'ARCQ en radio, l'AMECQ pour la presse ércite et le FEDETVC pour les télévisions communautaires autonomes ne sont que trois illustrations d'une volonté de concertation. Des colloques sur la presse alternative (Ao! Espaces de la parole, 1999; Recto Verso, 2001; Radio centre-ville, 2005) aux « convergences » temporaires (Sommet des Amériques, 2001; Mini-ministérielle de l'OMC; 2003), en passant par des collaborations ponctuelles entre les différents acteurs (Marathon des exclus du logement; 2004, 2005), les médias alternatifs ont pu se frotter l'un à l'autre à plusieurs reprises.
Dans l'optique de la création d'un réseau plus permanent, informel et ouvert, une quinzaine de média activistes se retrouve autour d'une table au Centre Saint-Pierre de Montréal le 8 janvier 2003. À l'invitation du Centre des médias alternatifs du Québec (CMAQ), ce premier balbutiemment connaît rapidement un développement porté par une dizaine de médias alternatifs de la région montréalaise.
Le concept du réseau des médias alternatifs s'affirme dès les premières rencontres et met l'action au centre de son mandat. Le réseau de solidarité RMA enligne les rencontres à une cadence mensuelle durant sa première année d'existence. Les membres établissent une charte, puis augmentent le membership à plus de vingt (20) médias radio, télé/vidéo, écrit et Internet. Retenons de la charte deux objectifs saillants: solidariser les médias par des échanges de service (système de troc) et rejoindre un public plus large, notamment par le truchement d'un portail Internet.
Si au départ les membres utilisent l'appellation coalition des médias alternatifs, ils s'entendent ensuite sur un acronyme se distanciant de celui du CMAQ pour éviter toute confusion. Le réseau est désormais connu sous l'acronyme RMA ou sous l'appellation « réseaumédia ».
À l'automne 2003, à l'initiative de la radio CHOQ.FM et avec le concours de plus d'une vingtaine de médias participants, une première semaine des médias alternatifs fait tourner les têtes à l'université du Québec à Montréal. Les médias se rencontrent pour une première fois dans certains cas et une toile se tisse.
Les membres du réseau multiplient les projets. Plusieurs s'efforcent à recruter des médias alternatifs régionaux, d'autres cherchent à consolider un Intranet naissant, d'autres encore travaillent sur le portail reseaumedia.info tandis que d'autres établissent des ponts avec des réseaux tiers et font connaître le RMA au grand public.
Le « méta-bénévolat » qu'impliquent ces efforts ralentissent pourtant les ardeurs des artisans. Entre la mi-2004 et la mi-2005, le RMA reprend son souffle et reserre ses activités autour des deux objectifs de base. En marge du Colloque sur les médias communautaires d'avril 2005, une petite rencontre du RMA permet aux membres de recentrer leurs énergies sur deux outils fort utiles: le portail et la liste d'envoi de courriels.
Le Réseau des médias alternatifs du Québec (RMA) veut devenir le lieu où l'alternative médiatique se rassemble. Le réseau est créé dans une visée claire de changement social qui s'effectue, entre autres, par la diversification des modes de fonctionnement et de la production de contenu dans les médias. Le réseau entend démontrer par sa structure et sa composition plurielle, une implication active dans les luttes pour une société juste, solidaire, égalitaire, participative et diversifiée.
Membres
Au mois de mai 2005, le nombre de membres au RMA s'établit à vingt-quatre (24). De ces membres, voici la répartition par secteur médiatique.
- Écrit
- À bâbord !; Aube; L'aut'journal; Conjonctures; Le Couac; Hors Champ; L'Itinéraire; Journal Alternatives; Journal Le Mouton Noir; Relations.
- Radio
- CHOQ; CIBL; CINQ; CISM; CKUT.
- Télé/vidéo
- Les Lucioles; Télé Sans Frontières; Télévision communautaire des Bois-Francs.
- Internet
- CMAQ, Cybersolidaires, Le Périscope, La Tribu du Verbe, Unseulmonde.ca; ZOMBIE.
* Le webzine L'Insomniaque est membre du RMA mais les activitées du collectif de six personnes ont été suspendues en date du 22 avril 2005.
Fonctionnement
Structure
Le réseau est l'ensemble des moyens de communications mis à la disposition des membres. Ces moyens incluent, mais ne sont pas limités à:
- un répertoire complet et détaillé des membres du réseau;
- une liste d'envoi par courrier électronique;
- un portail Internet destiné au grand public et aux membres;
- une assemblée annuelle des membres.
Prise de décisions
Seules les décisions impliquant le réseau en entier sont soumises à un processus collectif de prise de décision. Les actions entreprises par les médias membres en leur propre nom ne font pas l'objet de décision collective par le réseau.
- les décisions sont prises à la majorité simple;
- chaque membre média a UN vote et l'ensemble des membres individuels a UN seul vote;
- une assemblée générale de tous les membres a lieu une fois l'an, au minimum.
Division du travail
Le travail à faire au nom du réseau est délégué par l'assemblée générale à des comités de travail. Tous les membres sont encouragés à participer aux comités de travail.
Articles parus sur le RMA
Un portail des médias alternatifs
Yvon D. Ranger, La Tribu du Verbe, 6 octobre 2003
http://www.latribuduverbe.com/archives/002751.html
Un portail Internet alternatif
Caroline Touzin, Le Devoir, 3 octobre 2003.
www.ledevoir.com/2003/10/03/37579.html
Les médias alternatifs proposent une communication participative
Frédéric Dubois, La tribu du Verbe, 1 octobre 2003.
http://www.latribuduverbe.com/archives/002734.html et sous: http://www.globalcn.org/en/article.ntd?id=1823&sort=1.26
Quand la gauche prend la parole
Martina Djogo, Quartier Libre, Vol.11, No.7
http://www.ql.umontreal.ca/volume11/numero7/culturev11n7a.html
Charte
Mot de la fin
L'information alternative n'a pas de prix, mais comme beaucoup le savent déjà, elle a un coût. Nous cherchons toujours des appuis au RMA. Qu'ils soient sous la forme d'abonnements à des journaux, revues et magazines, par la forme de bénévolat au sein de nos médias ou du RMA, la porte est toujours ouverte.
Le RMA ne cherche pas à être un organisme mais plutôt à pousser les médias qui en sont membres. En ce sens, nous vous encourageons à contacter les médias membres directement.
Le RMA en soi, a surtout un besoin technique pour le portail (contactez webmestre @ reseaumedia.info) et un besoin de réseauteurs (contactez info @ reseaumedia.info). Par réseauteurs, nous entendons des communicateurs alternatifs, une espèce rare qui vit de la mise en réseau de médias alternatifs et qui motive et encourage la participation des membres.